|
Plan
0. Introduction : la conductimétrie
1. Droite d’étalonnage du NaCl
2. Dosage de goutte physiologique
Introduction: La conductimétrie
La conductimétrie est une méthode utilisée
pour le dosage des solutions. Par cette technique, on mesure la quantité d’électricité que
laisse passer une solution. Aussi faut-il que la solution dosée
contienne des ions, car, étant chargés positivement
(cation) ou négativement (anion),
ce sont eux qui confèrent à la solution son caractère
conducteur. En pratique, on mesure la conductance d’une solution
ionique à l’aide
d’un conductimètre dont l’extrémité est
composée
de deux plaques parallèles de surface S et distantes de la
longueur L.
La valeur de la conductance G d’une solution ionique dépend de la
nature de la solution ainsi que de la géométrie de la cellule de
mesure. Elle peut être déterminée par la relation
:

avec G en siemens, S en m2, L en
mètre
et sigma en siemens/m.
On appelle sigma la conductivité de la solution. Cette
grandeur est caractéristique
de la solution : elle dépend de la concentration et de la
nature des ions qui la composent, ainsi que de sa température.
La valeur de la conductivité d’une
solution peut être calculée à partir des conductivité molaires
des ions qui la composent ainsi que de leur concentration. (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Conductim%C3%A9trie)
1. Droite d’étalonnage du NaCl
A partir d’une solution mère de NaCl de concentration
5 x 10-2 M, chaque groupe a dû diluer cette solution, afin
d’obtenir 6 nouvelles
solutions, de concentrations molaires différentes. Ainsi,
nous avons pu obtenir une droite d’étalonnage,
grâce aux différents
résultats obtenus par l’ensemble des groupes.
Pour obtenir les bonnes concentrations, à partir de
la solution mère, on a utilisé la
relation :
Vi • Ci = Vf • Cf
Le volume initial multiplié par la concentration initiale est égal
au volume final multiplié par la concentration finale que l’on
veut obtenir.
Voici les calculs et ce que tous les groupes ont obtenu
:
S1 : X • 5•10-2M = 50ml • 2.5•10-2M
=> X=25 mL de la solution
mère et 25 mL d’eau
S2 : X • 5•10-2M = 50ml • 2•10-2M
=> X=20
mL de la solution mère et 30 mL d’eau
S3 : X • 5•10-2M = 50ml • 1•10-2M
=> X=10
mL de la solution mère et 40 mL d’eau
S4 : X • 5•10-2M = 50ml • 5•10-3M
=> X=5
mL de la solution mère et 45 mL d’eau
S5 : X • 5•10-2M = 50ml • 2.5•10-3M
=> X=2.5
mL de la solution mère et 47.5 mL d’eau
S6 :X • 5•10-2M = 50ml • 1•10-3M
=> X=1
mL de la solution mère et 49 mL d’eau
Nous devions ensuite prendre les mesures de conductance
avec un conductimère
qui nous était attribué, dans chacune
des solutions.
Matériel
un becher de 100 mL par groupe contenant la solution
du groupe à tester
(attention à prévoir un becher
dont le volume correspond au volume de solution.
Dans notre cas, c’est un becher de 100
mL qui est utilisé.)
deux pipettes graduées (une de 10 mL et une autre de 20 mL), une pour
prélever le bon volume de solution mère et une pour prélever
le bon volume d’eau déminéralisée.
6 conductimètres : un par groupe.
Mode Opératoire
1. Il faut d’abord nettoyer le becher avec de l’eau déminéralisée,
afin qu’aucune particule étrangère n’interfère
avec les conductimètres.
2. Prélever le volume de solution mère correspondant aux calculs
faits précédemment à l’aide d’une pipette graduée
et la déverser dans le becher précédemment lavé.
3. Prélever le volume d’eau déminéralisée correspondant
aux calculs faits précédemment, à l’aide d’une
deuxième pipette graduée. Attention à ne pas mélanger
les deux pipettes, ce qui conduirait à fausser l’expérience.
Et il faut aussi, pour une plus grande sécurité, signaler sur le
becher de quelle solution (de quelle molarité) il s’agit, afin de
ne pas s’embrouiller.
4. Une fois ces étapes passées, les mesures avec
les conductimètres
commencent à proprement parler. Chaque
groupe choisit un conductimètre
qu’il gardera tout au long du déroulement
du labo. On doit ensuite prendre les mesures
:Tremper le conductimètre dans
le beche, brasser légèremen,
allumer le conductimètre, attendre
que le petit chronomètre qui apparaît
dans le coin supérieur
gauche disparaisse et emfin relever la mesure
qui apparait.
5. Répéter cela dans les 6 solutions, à l’aide
du MÊME conductimètre.
Résultats
Voici ce que nous avons obtenu comme droite d'étalonnage avec le
conductimètre
numéro
4 :
Interprétation
Suite à ces résultats, nous pouvons regrouper ceux
de tous les groupes, afin de construire une droite d’étalonnage.
Droite d’étalonnage commune.

Ces courbes sont stables, c’est-à-dire que, en excluant de grands
changements de température, elles peuvent ensuite être réutilisées
pour trouver d’autres valeurs (évidemment d’une solution de
même nature :NaCl)
Nous n’avions pas le conductimètre défectueux donc nous avons
obtenu des résultats probants.
Le rapport entre la conductance et la
concentration d’un produit n’est
linéaire que jusqu’à une
certaine concentration, ce qui explique
l’étape de la dissolution.
2. Dosage de gouttes physiologiques
Introduction
Nous allons maintenant doser des gouttes
physiologiques, qui peuvent être
obtenues dans n’importe quelle
pharmacie. Elles ont une concentration
théorique
de NaCl de 9g/L. On parle alors de solution
isotonique car la concentration en soluté (ici,
le NaCl) des gouttes est la même
que celle du cytoplasme de nos cellules.
Il est important que les concentrations
soient les mêmes,
sinon un phénomène d’osmose
intervient. Cela signifigne que, pour
que les concentrations soient égales,
de l’eau va se déplacer
depuis le lieu où la concentration
est la plus faible vers le lieu où elle
est la plus élevée afin
de diluer le soluté, qui ne peut
pas passer la membrane plasmique, pour
rétablir un équilibre.
Par conséquent, si les gouttes
contiennent trop de sel, la cellule va
perdre de son eau pour que les concentrations
intra- et extracellulaires soient identiques,
ce qui amène à un dessèchement
de la cellule. Au contraire , si les
gouttes ne contiennent pas assez de NaCl,
de l’eau va entre dans
la cellule et ainsi la faire gonfler.
Dans les deux cas, des cellules risquent
d’être détruites.(cf
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Isotonique)
Le Laboratoire se déroulera en deux parties, nous utiliserons deux méthodes
de dosage disctinctes :
1. La première est celle utilisée durant le laboratoire précédant, à savoir
: nous avons plongé un conductimètre dans la solution et relevé la
valeur de la conductance donnée par l’appareil, valeur que nous
allons pouvoir comparer à la courbe obtenue précédemment.
2. La seconde : doser la solution avec
du nitrate d’argent (ajout 0,5 mL
par 0,5 mL) et relever les valeurs du conductimètre.
On peut ainsi obtenir une nouvelle courbe.
Le but a donc été de comparer les deux méthodes mais également
de comparer la valeur obtenue de la concentration de NaCl avec celle indiqué sur
le flacon.
Avant le laboratoire, il s’agit de diluer les gouttes physiologiques. En
effet, leur concentration présumée étant de 9g/L, elle est
trop élevée.
Matériel
Un ballon jaugé (un pour deux groupes) de 100 mL qui permet
de diluer les gouttes physiologiques
(5 ml dans 95 ml d'eau déminéralisée)
Une pipette jaugée (avec une poire) pour prélever les 50 mL nécessaires à l’expérience, à partir
des 100 mL.
Deux bechers de 100 mL : un pour la "poubelle", c’est à dire
le nettoyage de la pipette graduée, l’autre pour recueillir les
50 mL à doser.
Une pipette graudée (attention, il faut la NETTOYER avec de l’eau
déminéralisée préalablement) qui contient le nitrate
d’argent utile au deuxième
dosage.
De l’eau déminéralisée.
Un conductimètre.
Mode Opératoire
1. Verser les 5 mL de gouttes physiologiques
dans un ballon jaugé 100
mL.
2. Ajouter dans le ballon jaugé le volume restant (95 mL)en eau déminéralisée.
3. Prélever dans le ballon jaugé, à l’aide
d’une
pipette jaugée, 50 mL de la solution
(gouttes physiologiques dilueés)
4. Déverser les 50 mL dans le
becher de 100 mL.
5. Plonger le conductimètre dans la solution et relever
la valeur affichée.
La première méthode de
dosage est alors terminée, le
résultat
obtenu peut être comparé avec
la courbe obtenue précédemment.
6. Nettoyer la burette avec de l’eau déminéralisée.
7. Prélever le nitrate d’argent AgNO3 à 1.3 g/100 mL(préalablement
préparé par notre professeure)
8. Le faire d’abord s’écouler dans la burette, et prévoir
ainsi un becher poubelle, puis fermer le robinet, pour qu’il remplisse
la burette (attention à ce qu’il ne reste pas d’eau
au fond de la burette).
9. Placer la solution à doser sous la burette et commencer le dosage :
ajouter le nitrate d’argent 0.5 mL par 0.5 mL et relever les valeurs données
par le conductimètre, plongé dans la solution après chaque
ajout. (C’est mieux d’éteindre et de rallumer le conductimètre
après chaque ajout : plonger dans la solution, allumer, prendre la valeur, éteindre.
Les mesures seront plus précises.)
10. Après l’ajout de 8 mL, le dosage peut être arrêté,
les valeurs obtenues sont suffisantes pour établir
une courbe.
11. Avant de ranger le matériel, on peut regarder l’évolution
de la solution dosée. En effet, elle réagit avec la lumière.
Même si, ce jour-là, le temps était plutôt à l’orage
et que nous n’avons pas beaucoup vu le soleil, la solution a quand même évolué :
des petits "paquets" gris-noirs se sont formés
au fond du becher et la solution est
devenue blanc opaque. Nous reviendrons
sur
cet
aspect dans
la suite du rapport.
Nous avons au point. 2 dépasser les 100 mL : nous avons
ajouté plus
d’eau déminéralisée
que nécessaire. C’est
pourquoi nous avons obtenu là une
erreur potentielle. Nous observerons
dans la suite du rapport les conséquences
que cela a eu.
Résultats
1. Première méthode de dosage : En relevant la valeur du conductimètre
après avoir dilué les gouttes
physiologiques, nous obtenons : 770.
Grâce à ce premier résultat, on pourrait déjà calculer
la concentration de NaCl, à l’aide des résultats obtenus
précédemment :
En lisant sur le graphique, on obtient
pour une conductance de 770 une concentration
d’environ
0,0066mol/L
Mais on peut aussi utiliser la formule
:
Comme nous avons calculer une valeur
moyenne pour S/l, on peut calculer la
concentration
: 770=[x](76.3*10-4+50.1*10-4)*8937.95
D’où [x]=6.82 moles par mètre
cube, soit 0.0068mol/L
2. Seconde méthode : Voici les valeurs
reportées dans un graphique de conductance relevées
sur le conductimètre, après
chaque ajout de o.5 mL de AgNO3 dans
la solution de gouttes physiologiques
diluées
:
Il faut aussi préciser que, dès l’ajout de
la première
goutte de AgNO3, un précipité blanc
se forme, collant aux parois. Au début,
il est présent en très
petite quantité puis,
au fur et à mesure des rajouts
de AgNO3, la quantité devient
plus importante et la solution devient
blanche, opaque. A la fin de l’expérience,
si on laisse la solution à la
lumière du jour, la solution se
noircit et des dépôts apparaitront
au fond du becher ce qui est typique
du chlorure d’argent.

Après l’ajout de 5 mL de AgNO3, la courbe remonte.
C’est ainsi à cet
endroit que l’on peut placer notre
point d’équivalence, la
conductance y étant de 825. A
l’aide de calculs, on peut maintenant
déduire la concentration de NaCl
dans les gouttes physiologiques et vérifier
si, comme c’est indiqué sur
l’emballage
des gouttes, elles contiennent bien 9g/L
de NaCl.
Grâce à la relation CaVa=CbVb
"Ca" est la concentration molaire de la substance dosée, en
l’occurence celle du NaCl.
"Cb" est ainsi la concentration molaire de l’autre substance
en présence, le AgNO3
Nombre de moles de AgNO3
n = 1.3 / 169 = 0.0077
Concentration molaire du AgNO3
[AgNO3] = 0.0077 / 0.1 = 0.077 M
Application de CaVa = CbVb
Va = 50 mL Cb = 0.077 Vb = 5 mL Ainsi,
Ca = 0.0077 M ce qui correspond à la
valeur attendue
Remarque
Tout d’abord, il convient de dire que la conductance de 770 semble être
une valeur non-exacte car elle ne donne pas de résultats probants. De
plus on voit clairement, lorsqu’on fait la courbe de dosage avec le AgNO3,
que cette valeur est bien inférieure à ce qu’elle devrait être.
En effet si on regarde la courbe, la conductance avant l’ajout de AgNO3
devrait être de l’ordre de 950. Dans ce cas, on pourrait lire sur
la droite d’étalonnage du rapport précédent que la
concentration de NaCl vaut environ 0.0075mol/L, ce qui correspond mieux au résultat
attendu. D’autre part, si on applique
la formule permettant de trouver la conductance,
on
a :
950*10-6=[NaCl](76.3*10-4+50.1*10-4)*0.00894
D’où [NaCl] = 8.4 moles par mètre cube, soit
0.0084mol/L On remarque qu’en appliquant la formule la valeur
est moins précise
du fait que la valeur moyenne de S/l
n’est pas une valeur sûre.
On peut tirer comme conclusion de cette
mauvaise valeur qu’il ne suffit
pas d’une valeur de la conductance pour déduire la concentration
d’une solution.
Nous avons au point 2 dépasser les 100 mL : nous avons
ajouté plus
d’eau déminéralisée
que nécessaire. C’est
pourquoi nous avons obtenu là une
erreur potentielle. Mais, on remarque
que cette erreur n’a pas porté à conséquence
sur les résultats puisqu’on
obtient par les deux méthodes(lire
sur le graphique et dosage avec AgNO3)
des résultats très proches
de la concentration indiquée sur
le flacon de gouttes physiologiques.
Cette erreur dans l’ajout de l’eau
vient de l’utilisation d’un
matériel peu approprié lors
de l’ajout des dernières
gouttes d’eau. En effet, il aurait
fallu, pour ajouter les dernières
gouttes manquantes, utiliser une pipette
au lieu d’essayer d’ajouter
ces gouttes avec le flacon d’eau
déminéralisée
Le précipité qui apparaît lors de l’ajout de AgNO3
dans la solution contenant le NaCl est du AgCl. En effet cette substance de se
dissout pas dans l’eau.
Conclusion
Ce laboratoire nous a permis de vérifier la concentration molaire de NaCl
inscrite sur le flacon de gouttes physiologiques. Les méthodes et les
calculs se complétant, ce laboratoire nous a permis d’appliquer
deux méthodes de dosage, vue en cours théorique. Malgré une
première mesure "fausse" du conductimètre, l’ensemble
des autres mesures et calculs nous semblent être plus que satisfaisants,
ils sont très proches de ce qui est indiqué sur le falcon de gouttes.
La petit marge d’erreur venant sûrement des conditions extérieures
(température,...), matériel (précision des conductimètres
par exemple,...) ou erreurs de notre part, lorsque l’on a prélevé les
quantités notamment. Mais nos résultats peuvent être comparés à ceux
venant d’autres groupes : les résultats de Nastassia et Jessica,
ainsi qu’à ceux d’autres groupes, qui trouvent des résultats
semblables.
Lorianne et Diane (4C,2007)
|